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Depuis mille ans, l’Université, comme son nom l’indique, a comme tâche d’interroger l’universel, comme souci de former la jeunesse à la culture générale. Elle s’est transformée aujourd’hui en dispensaire de diplômes techniques où est totalement absente la culture générale au profit d’enseignements professionnels et commerciaux.

Le relativisme des « études culturelles, postcoloniales, transgenres » a pris la place des « humanités » dans la formation de l’homme cultivé. Née pour résister au danger de la servitude volontaire de la culture médiévale, à l’ancien régime au siècle des Lumières et à aux mass-médias du XXe siècle (1), l’Université se trouve aujourd’hui réduite à un rôle de parking pour la jeunesse désœuvrée et en manque de repères. L’apprentissage de la liberté, l’apport d’une « contribution fondamentale à la vie démocratique » comme l’écrivait Tocqueville, a été remplacé par des perspectives changeantes en conflit les unes avec les autres, par des Doctorats loufoques comme celui de « Sensibilité et changements climatiques » …

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