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L’océanisation des cadres, ou la préférence pour l’emploi local, vise au « remplacement progressif, et à niveau de formation égal, des expatriés temporaires par des personnels locaux. Cette océanisation n’a pas (…) pour objectif de fermer le marché du travail à une main-d’œuvre non locale, mais de former les Polynésiens aux métiers jusque-là occupés, faute de…

Ce principe n’est donc pas nouveau, pourtant, cette année encore, deux tiers des professions de foi des candidats à la députation mettent en avant la priorité d’emplois pour les Polynésiens. L’océanisation des cadres est même une des priorités affichées du gouvernement d’Édouard Fritch[2]. Si l’argument électoraliste semble évident, cette orientation politique répond-elle à une réelle demande de la population locale ? Les salariés de culture polynésienne souhaitent-ils devenir cadres ? La politique d’océanisation des cadres répond-elle à une attente de ces personnes ? La question ne semble pas dénuée d’intérêt puisque des efforts en la matière semblent encore devoir être faits, notamment dans le secteur privé[3]. La faible océanisation des cadres est-elle la conséquence d’une préférence des entreprises pour des cadres métropolitains ou d’une faible appétence des Polynésiens pour ces fonctions ? Trois études réalisées par les étudiants de la Licence 3 Économie-gestion de l’Université de la Polynésie Française (UPF), dans le cadre de leur cours d’Études de marché, apportent des éléments de réponse à ces interrogations …

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