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Pris en étau et sous pression, Emmanuel Macron tente un coup de poker très dangereux, au risque de se faire hara-kiri. En effet, la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République a provoqué une crise politique aiguë, faisant émerger les camps extrêmes à l’aune de ces législatives anticipées. A droite toute, le Rassemblement National (RN) surfe sur son succès aux dernières élections européennes (31,36 % des voix et 30 élus au Parlement) et promet un vent de changement ; à gauche, le Nouveau Front Populaire se revendique l’héritier du socialisme de Léon Blum mais surtout comme le seul parti capable de faire barrage au RN et à la macronie. Selon plusieurs sondages, en criant au loup après la défaite de son parti Renaissance aux européennes, Macron n’obtient pas le résultat espéré, bien au contraire : ce n’est pas le méchant loup qui effrayerait les Français mais le berger… Ainsi, son « moi ou le chaos » ne semble pas répondre aux attentes de la population.

Dans ce grand bazar politique, les citoyens ont de quoi être déboussolés. Jean-Marc Regnault le résume parfaitement dans son papier d’analyse (lire ici) : « Si les électeurs devaient se tourner vers la gauche et vers la droite pour estimer d’où vient le danger, il y a de quoi leur donner le torticolis. Et en plus, ils doivent se poser ces questions essentielles :

  • Pourquoi voter pour une gauche qui n’a cessé de se diviser avec force injures et qui (« Embrassons-nous, Folleville ! ») recolle les morceaux avec un pot de colle qui a largement dépassé la date de péremption ?
  • Pourquoi voter pour une extrême-droite qui a alléché les électeurs depuis des années par des mesures démagogiques, mais aujourd’hui explique que finalement, non, telle ou telle mesure ne sera pas d’actualité ?
  • Pourquoi voter pour le camp présidentiel qui a un leader impopulaire quelque bonne initiative qu’il ait prise ? »

Au Fenua, c’est loin d’être simple non plus. Certains électeurs voudront sanctionner les députés sortants pour leur maigre bilan et leur attirance pour l’Azerbaïdjan, tandis que d’autres ne pourront soutenir une alliance de partis qui hier s’entredéchiraient et qui aujourd’hui ne savent pas où se positionner sur l’échiquier politique hexagonal. En matière de vote, chacun a ses propres lignes rouges. Mais en Polynésie, il sera encore plus complexe de voter en raison de ce double enjeu, local ET national. En clair, nous devons élire les trois députés qui nous représenteront dans l’Hémicycle, tout en sachant que voter à droite ou voter à gauche, pour les autonomistes ou pour les indépendantistes, n’aura pas les mêmes effets ici et là-bas. A chacun, donc, de bien anticiper les conséquences de ses choix et leur l’impact sur la politique actuelle, y compris à l’échelle mondiale. De quoi y perdre son reo tahiti ! Des choix cornéliens en perspective et un sacré test de régime pour la démocratie.

Ensemble, faisons bouger les lignes… pour un vent de liberté !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt

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