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Tous les vendredis, retrouvez « L’essentiel de la semaine (LEDLS) » dans PPM, pour ne retenir que le principal de l’actualité…

Le journal et les magazines du groupe La Dépêche ont trouvé repreneurs

Quatre mois après la liquidation judiciaire de la société éditrice de La Dépêche de Tahiti, le tribunal mixte de commerce a autorisé la cession des titres du journal et des magazines à deux repreneurs. Le quotidien d’information est récupéré par Patrice Colombani (société Naos), l’ancien armateur du Kura Ora, qui a ainsi décidé de se lancer dans la presse. Quant aux magazines (Tiki mag, Maisons du Fenua et Fenua’Orama), ils viennent d’être rachetés par la société STP Multipress. Pour l’heure, les anciens salariés attendent de savoir si, eux aussi, sont repris. Ils sont encore dans l’incertitude, d’autant que leurs nouveaux employeurs n’ont aucune obligation en ce sens. Gageons qu’ils tendent la main à nos confrères.

L’ancien patron du groupe La Dépêche, Dominique Auroy, peut, lui, dormir sur ses deux oreilles : les lourdes dettes accumulées (environ 700 millions de Fcfp) depuis ses huit années à la direction sont désormais effacées… Comme par magie ! On se souvient d’ailleurs de la réaction de l’avocat des anciens salariés de La Dépêche, Me Mitaranga, qui estimait que cette liquidation en avril dernier était « préméditée », par la société dirigée par Dominique Auroy, avec un « style de gestion fait de manière à ce que les dettes, les créances ne soient pas payées ». Et de poursuivre : « C’est une entreprise qui ne payait pas ses impôts, qui ne payait plus ses anciens salariés, qui ne payait pas ses cotisations sociales. » (Lire l’article ici)

L’homme d’affaires peut tranquillement poursuivre sa route et ses nouveaux projets, comme par exemple au Gabon, où il a repris du service (lire l’article ici)…


Le président Édouard Fritch en tournée à Paris

Cette semaine, « Doudou » fait la tournée des grands ducs à Paris. Mardi, lui et le ministre de l’Économie et des Finances, Yvonnick Raffin, sont allés à la rencontre du ministre délégué aux Outre-mer, Jean François Carenco. Les trois hommes se connaissent déjà. En effet, en novembre 2021, alors que Jean François Carenco était président de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), ils ont signé une convention de partenariat et d’assistance entre la Polynésie française et la CRE sur le sujet de l’énergie. Aujourd’hui, dans ses nouvelles responsabilités, M. Carenco a exprimé à nouveau son écoute et son désir d’accompagner la Polynésie dans son développement. Ainsi, cet accompagnement devrait se manifester prochainement sur les dossiers touchant la solidarité nationale dans le domaine social, les investissements, l’énergie et l’environnement. Plus particulièrement, Fritch a insisté sur l’intervention de l’État au titre de la solidarité nationale en souhaitant un accompagnement financier en faveur de notre système de protection sociale. Jean François Carenco souhaite « œuvrer ensemble, avec la Polynésie, pour une fierté partagée et réciproque ». Pour concrétiser tous ces sujets, un groupe de travail sera mis en place rapidement.

« Doudou » s’est ensuite entretenu avec le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, qui a réaffirmé le lien de confiance existant entre le président de la République Emmanuel Macron et les Polynésiens. « Ce lien de confiance se traduira dans les semaines à venir par des partenariats renouvelés sur différents domaines importants de notre Pays », s’est félicité la Présidence.

Vendredi, c’était au tour du ministre des Transports, Clément Beaune, avec trois sujets majeurs à évoquer : la gestion future de l’aéroport international de Faaa, les travaux de ré-surfaçage des pistes de Raiatea et de Rangiroa, et la continuité territoriale dans les transports. Selon le Pays, M. Beaune est « très bien informé des problématiques qui touchent la Polynésie française » et « a été très à l’écoute du président et s’est engagé à préconiser et à adopter les meilleures solutions pour la Polynésie ».


Éric Spitz, nouveau Haut-commissaire

Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin a nommé par décret à l’issue du Conseil des ministres, Éric Spitz, 58 ans, Haut-commissaire de la République en Polynésie française.Le nouveau représentant de l’État au Fenua va ainsi succéder à Dominique Sorain qui n’est plus en poste depuis le mois de juillet. Il prendra ses nouvelles fonctions le 26 septembre.

Éric Spitz, qui occupait le poste de préfet des Pyrénées-Atlantiques depuis 2019, a officié auparavant en Nouvelle-Calédonie et en Guyane, et connaît déjà le Fenua, puisqu’il a été secrétaire général (2008-2010) aux côtés d’Adolphe Corat.

Voir sa biographie ci-dessous :


Compte-rendu du conseil des ministres du 31 août

Découvrez le compte-rendu complet du conseil des ministres du 31 août ci-dessous :


Arnaud Benoit, chargé du suivi des conséquences des essais nucléaires

M. Arnaud Benoit, chef de la subdivision administrative des îles Tuamotu et Gambier et chef de la mission de suivi des conséquences des essais nucléaires, a pris ses fonctions. Ancien sous-préfet, directeur de cabinet du préfet du Maine-et-Loire, la Polynésie n’est pas sa première expérience en Outre-mer ; il a précédemment effectué un séjour de plus de trois ans à Mayotte, où il a occupé le poste de Secrétaire général adjoint pour les affaires régionales.


Fritch rencontre la Consule générale de Nouvelle-Zélande

Felicity Roxburg, la Consule générale de Nouvelle-Zélande récemment nommée par Wellington est basée à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et effectue une visite officielle d’une semaine au Fenua. Pour cette prise de contact, Fritch a pu faire le point sur les relations bilatérales entre les deux pays ainsi que les questions de relations régionales.

L’entretien a porté sur le renforcement de la coopération entre nos pays. Mme Roxburg a informé le Président du bénéfice du régime du visa vacances travail pour les Polynésiens, du développement de l’octroi de bourses d’étude de formation pour le secteur privé et public, de l’enseignement de l’anglais en recourant aux nouvelles technologies de l’éducation. Le domaine économique n’a pas été oublié au menu des discussions. Le problème de l’acheminement des marchandises au départ de la Nouvelle-Zélande est pénalisant pour les deux parties car le Polynésie française est le second marché pour les produits néo-zélandais derrière Fidji.

Au niveau régional, le président Edouard Fritch a souligné que la rivalité entre les puissances de l’indopacifique ne doit pas occulter les conséquences de l’urgence climatique pour les membres du Forum confrontés au défi de la fourniture d’eau pour les populations, du traitement des déchets et de la dépendance énergétique. Le Président a informé la Consule générale du projet de tenue d’un sommet dénommé « One Island Summit » en 2023 en Polynésie avec la France pour apporter des réponses concrètes aux difficultés des États insulaires.


Commémoration du ralliement de la Polynésie française à la France libre

Vendredi, la commémoration du 82e anniversaire du ralliement de la Polynésie française à la France libre, s’est tenu au monument de la France libre, avenue Pouvana’a a Oopa.

Rappel historique

Le 2 septembre 1940, en réponse à l’appel lancé par le Général de Gaulle le 18 juin 1940 à la BBC, les EFO se ralliaient à la France Libre, devenant ainsi un des premiers territoires à rejoindre le camp de la Liberté. Les Polynésiens ont manifesté avec force et détermination leur volonté d’aller se battre pour la France. Un millier d’hommes rejoignirent la caserne Bruat et seuls 300 hommes partirent avec le Bataillon du Pacifique.


Disparition de l’artiste Yves Roche

Yves Roche avait adopté le Fenua, comme le Fenua l’avait adopté, dans les années 1950. Auteur, compositeur, interprète, inspiré, proche de Gaston Guilbert, d’Eddie Lund et surtout de Bimbo, il animera les hauts lieux de la vie culturelle de Papeete, avec le Quinn’s ou encore le Zizou Bar. Yves Roche était un artiste accompli et un merveilleux musicien, maîtrisant tous les styles de musique : il composera plus de 600 chansons dont beaucoup de titres ont marqué et marquent encore nos vies et notre quotidien, comme « Vini Vini », « Vahiria », « Bora Bora Nui », Papeete » et tant d’autres. Yves Roche sera également un acteur essentiel de notre industrie de l’enregistrement, avec notamment son célèbre studio, Manuiti, dans lequel il enregistrera plus de 3000 morceaux. Ses productions, également distribuées sur le marché américain, dépasseront le million d’exemplaires.

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