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Les guerres entraînent toujours des pénuries et des rationnements dans les pays belligérants, quand ce ne sont pas des famines. Du point de vue économique, le rationnement est une manifestation d’une offre insuffisante par rapport à la demande, en raison des destructions d’usine, des pénuries de carburant, de la désorganisation des transports et des pillages de l’ennemi.

Pour faire face à l’ennemi, les gouvernements réorientent l’économie vers la production d’armes et de munitions, et comme les recettes budgétaires s’effondrent, ils doivent s’endetter énormément pour mener la bataille, « quoi qu’il en coûte ». Les grands emprunts patriotiques mobilisent l’épargne des citoyens pour l’effort de guerre. Quand la guerre est finie, les pénuries et rationnements ne disparaissent pas immédiatement car il faut reconstruire les moyens de production. Mais la demande de consommation, longtemps réprimée, repart de plus belle. Ce déséquilibre provoque une demande excédentaire par rapport à l’offre, qui, en l’absence de contrôle des prix, engendre une forte inflation …

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