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L’affaire qui oppose Véronique Sélinsky, rapporteur général au sein de l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC), et le président de la Polynésie française a été soumise ce jeudi matin au tribunal administratif. Très instructif, le référé suspension de maître Thibaud Millet a mis en lumière « une cassure » entre la présidente de l’APC, Johanne Peyre, et le rapporteur général, qui a conduit à l’éviction de cette dernière, sur demande de Mme Peyre et décision du Pays… Me Millet a évoqué également des « rapports fréquents » entre la présidente de l’APC et le ministre de l’Économie et des Finances, remettant ainsi en cause l’indépendance de l’APC.

On vous promettait un feuilleton… Une affaire brûlante se tenait ce jeudi matin au tribunal administratif, qui avait à se prononcer sur l’exécution de la décision par laquelle le président de la Polynésie française a demandé la suspension provisoire de Véronique Sélinsky en sa qualité de rapporteur général au sein de l’Autorité polynésienne de la concurrence. Comme nous l’annoncions hier en avant-première (lire « Autorité polynésienne de la concurrence : le rapporteur général suspendu par le Pays ! »), quatre signalements pour « harcèlement moral » ont été déposés contre elle par des rapporteurs de l’APC. Elle a été alors suspendue le temps qu’une enquête soit menée par un service du Pays et non en interne, ce qui paraît étonnant pour une autorité dite indépendante …

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