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C’est le cœur battant que je vous annonce la naissance de Pacific Pirates Média, accouché non sans douleur et avec toutes mes tripes. Si PPM voit le jour, c’est grâce à vos nombreux messages de soutien, chers lecteurs, après l’arrêt du magazine fondé par Alex du Prel (mai 1991-septembre 2021), dont j’étais le dernier rédacteur en chef. Vous avez exprimé le besoin impérieux d’avoir une presse d’opinion qui va au-delà de l’écume de l’information quotidienne. L’ancienne équipe de Tahiti Pacifique était, elle, sérieusement en manque et souhaitait continuer à faire bouger, avec vous, les lignes…

Je me suis donc lancé dans ce pari fou de créer un nouveau média sur fonds propres, dépendant essentiellement de ses abonnés ! D’ailleurs, pour cette première édition, il m’a paru fondamental d’évoquer l’importance de la liberté d’expression ici et ailleurs, pilier des démocraties, et la nécessité d’une presse payante pour exercer un journalisme indépendant, sans lien avec aucun actionnaire. Aujourd’hui, la plupart des médias sont possédés par une poignée de milliardaires dans le monde. Lisez plutôt nos dossiers : « Sauvons la presse indépendante et le journalisme d’investigation en Polynésie » et « Le combat d’Alex du Prel pour la liberté de la presse (1991-2004) ».

Dans un esprit propre aux pirates, la pirogue PPM suivra le cap de la liberté de penser, quitte à naviguer à contre-courant de la bienséance ou des médias dits mainstream (trop) complaisants. Lié à un code d’honneur, l’équipage PPM prône le respect de la pluralité des pensées dès lors qu’elles sont argumentées et éclairées. Avec notre logo Tiki pirate paré de son bandana blanc (réalisé par l’artiste local HTJ) en figure de proue, notre démarche est pacifique. C’est donc armés de nos valeurs, de nos plumes et de nos crayons de papier que nous partons à l’abordage de la pensée libre. Et si nous porterons parfois « la plume dans la plaie », comme le disait le grand journaliste Albert Londres, n’y voyez aucune agressivité, « notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort »… Notre devise : « Un vent de liberté ! ». D’ailleurs, le titre Pacific Pirates m’est venu tout naturellement, car c’est le nom de mon bateau, devenu également le surnom de ma famille. Aussi, en recherchant l’étymologie du mot « pirate », j’ai souri en découvrant qu’il signifiait « s’efforcer de », « essayer de », « tenter sa chance à l’aventure ».

Ainsi, PPM part à l’aventure et s’efforcera de vous proposer chaque mois un journalisme de qualité, une diversité d’opinions et une richesse des thématiques développées, avec des articles d’information et d’actualité, des dossiers de fond, des reportages, des billets d’humeur, de l’humour (beaucoup d’humour !), des caricatures, des portraits, des sujets culture, des tribunes… Pour que PPM vogue loin sur les mers du Pacifique, les papiers d’analyse et autres sujets au long cours sont payants et réservés aux abonnés. Cependant, vous avez accès gratuitement à certains articles, comme cet édito que vous êtes en train de lire, des dessins, la rubrique hebdo « L’essentiel de la semaine » qui sélectionne et digère pour vous l’actualité à retenir, etc. Enfin, pour franchir les récifs du Fenua, le format numérique permettra de toucher tous les Polynésiens, de sang et de cœur, dans le monde.

D’aucuns pensent que c’est un projet fou, mais la fortune ne sourit-elle pas aux audacieux ? C’est avec une grande émotion que je reprends le flambeau et relève ce défi, qui est le choix du cœur et dont la réussite ne dépend que de vous, chers lecteurs et futurs abonnés. Alea jacta est… Vive PPM !

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

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