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L’éco-social-démocratie internationale en a pris un coup sévère avec les élections récentes, pas seulement dans le Sud de l’Europe (l’Italie, la France, l’Espagne), mais aussi dans le centre historique de la social-démocratie du Nord de l’Europe : la Suède. Font exception le jury du Prix Nobel de littérature, fidèle au féminisme et au progressisme de la bourgeoisie numérique et le romantisme maladif de Greta Thunberg. La guerre en Ukraine a mis à taire pour l’instant les discours lénifiants sur la paix universelle, présumée acquise grâce au nouvel ordre festif mondialisé et à la globalisation des échanges.

En Italie, « qui a renoué avec son passé fasciste » dixit la nobélisée, le centre-droit a obtenu la majorité aux élections législatives de septembre 2022, et Giorgia Meloni, présidente du parti « Fratelli d’Italia », est devenue le bouc émissaire de la presse bien-pensante internationale, qui la traite de post-néofasciste. Giorgia Meloni habite depuis l’enfance le quartier Garbatella au sud de Rome, où se trouvent les bourgades populaires des romans Ragazzi di vita et de Una vita violenta de Pier Paolo Pasolini. Elle n’est pas fasciste malgré les rengaines à son égard, même si à 19 ans elle a affirmé, se trompant, que Mussolini était un homme d’État qui avait fait du bien à l’Italie. Elle a eu le courage, à la fin des années 1990, d’aller à contre-courant des idées dominantes de son époque, caractérisées en Italie aussi par le gauchisme international, minées par la violence des Brigades Rouges et, quelque temps après, de rejeter l’accusation de néo-fasciste …

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