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C’est une information Pacific Pirates Média. Le Conseil d’État s’apprête à annuler le texte de loi qui visait à imposer une taxe immobilière de 1 000 % aux résidents de moins de 10 ans en Polynésie française. Alors que les 57 représentants à l’assemblée avaient tous voté pour, le Haut-commissariat s’était rapidement inquiété d’un « risque de rupture d’égalité devant les charges publiques que ses dispositions pourraient engendrer ». Puis, le gouvernement local avait rétropédalé en reconnaissant s’être « trompé sur la cible »…

L’adoption par l’assemblée de la Polynésie française, le 26 avril dernier, à l’unanimité des votants, de la modification de la loi du Pays portant réglementation générale des droits d’enregistrement et des droits de publicité foncière a déjà fait couler beaucoup d’encre, suscitant interrogations et inquiétudes. Et ce, dans un contexte économique tendu, avec de surcroît une « bulle » sur le marché immobilier depuis quelques années, entraînant une hausse des prix vertigineuse au Fenua (lire notre dossier « Les prix fous de l’immobilier »). Pour le Pays, le texte venait « conforter la défense du patrimoine foncier des Polynésiens et contrer la spéculation immobilière venue de l’extérieur », mais l’État n’était pas convaincu de « la viabilité juridique de cette loi du pays » (lire notre article ici). Plusieurs autres recours avaient été en outre déposés, notamment par la Fédération polynésienne des agents immobiliers (FPAIM). Notre rédaction s’était également interrogée sur cette « fausse bonne idée » (lire notre article ici)… Si l’objectif affiché était de mettre un frein à la spéculation immobilière venue de l’extérieur, la mesure avait été rédigée puis votée dans la précipitation, sans une véritable réflexion de fond ni une concertation des acteurs du secteur (lire notre édito « Immobilier : la pénurie emballe les prix… et les esprits ! »

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